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Publié par mat.para  -  4.Avril.2020 - 03:52
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Chronique vintage | Du fond de classement à la Coupe en un an (Partie 1)

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Photo par Tony McCune ©
''Started from the bottom now we're here''. Ces paroles tirées d'une chanson du rappeur canadien Drake peuvent se coller assez bien à cette chronique. En effet, nous observerons ici le parcours de deux formations de la NHL qui sont passés des bas-fonds de classement à champions de la Coupe Stanley en l'espace d'une saison seulement. Comment ces organisations en sont-ils venus à cela ? Par le repêchage ? Par de bonnes transactions ? Ce qu'on pourra observer, c'est que visiblement, il n'y a aucune recette gagnante absolue...

  • Penguins de Pittsburgh (1989 à 1991)


Les Penguins de Pittsburgh, dans les années 90, représentait une puissance avec à bord les superstars Jaromir Jagr et Mario Lemieux. Peu avant cela, soit en 1988-1989, on concluait la campagne avec 87 points, bon pour le 2e rang de la division. Lemieux faisait des miracles avec Paul Coffey et Rob Brown. Malheureusement, la saison suivante, soit en 1989-1990, les Pens déçoivent et termine avec 72 points, bon pour l'avant-dernier rang de la division Patrick. Cette année-là, les Nordiques trônaient dans les bas-fonds avec une pitoyable récolte de 31 points (12-61-7). Tout juste plus haut, les Flyers terminaient la saison avec 71 points (30-39-11) pour ensuite faire place aux Pens avec 72 points (32-40-8). Comment pouvait-on terminer en si mauvaise position dans l'Est avec un alignement composé entre autres de ces joueurs:
JoueurButsPassesPoints
Mario Lemieux4578123
Paul Coffey2974103
John Cullen326092
Kevin Stevens294170
Mark Recchi303767


Dans la formation, le noyau de joueur était relativement jeune avec Coffey comme vétéran (28 ans). Lemieux (24 ans) venait de sortir d'une saison mémorable de 199 points alors que Stevens (24 ans) et Recchi (21 ans) poursuivaient leur développement. Rob Brown connait une baisse marquée de production, passant de 115 points à 80 points entre 1989 et 1990. Dans le filet, on faisait confiance à Wendell Young et Frank Pietrangelo alors que le jeune Tom Barrasso (24 ans) tentait de faire sa place malgré des statistiques plutôt faibles. Bien qu'on présentait des grosses pointures en offensives comme Lemieux, Recchi et Stevens, la profondeur semblait manquer grandement. En général, on présentait un club dans la mi-vingtaine en âge, mais on reposait nos espoirs sur seulement trois ou quatre joueurs. Le rendement décevant de 1989-1990 des Penguins positionnera toutefois la franchise au 5e rang du repêchage de 1990, leur permettant de mettre la main sur l'étoile en devenir, Jaromir Jagr. Les joueurs le précédant au repêchage? Owen Nolan (Québec), Petr Nedved (Vancouver), Keith Primeau (Détroit) et Mike Ricci (Philadelphie).

Vers une nouvelle ère

Cette sélection changera de loin le visage de la franchise. Avant-derniers de la division en 89-90, les Penguins soulèvent la Coupe dès la saison suivante avec leur jeune recrue Jagr et sa coiffe légendaire. Le Tchèque cumule 57 points à sa première année alors que Lemieux ne joue malheureusement que 26 matchs. Comment peut-on expliquer ce changement de situation drastique entre la saison 89-90 et celle de 90-91 si Jagr n'a pas produit comme il l'a fait plus tard et si Lemieux fut blessé toute la saison ?

L'émergence du jeune Mark Recchi viendra aider assurément avec sa production de 113 points. Coffey reste fidèle à sa production habituelle alors que Kevin Stevems s'impose un peu plus. L'organisation a-t-elle procédé à des transactions majeures entre les deux saison ? Mis à part mettre la main sur l'expérience de Larry Murphy et de Ron Francis via deux transactions, l'organisation n'a pas réalisé de coup de circuit simplement dans le but de gagner la Coupe. On a ajouté de la profondeur avec Jiri Hrdina et Ulf Samuelsson, mais sinon, nous ne nous sommes fiés qu'à la production améliorée du groupe de l'année précédente. On se départit même de Rob Brown, qui était une figure de proue en offensive au cours des deux années précédentes.

Au final, les Penguins ont pris un sérieux pas de recul en 89-90 sans pour autant avoir pris la décision de rebâtir par le repêchage. Comble de chance, Jagr était toujours disponible au 5e rang, ce qui relança la franchise, qui gagna non seulement la Coupe en 1991, mais aussi en 1992 avec cette fois, un Mario Lemieux et un Kevin Stevens en pleine possession de leurs moyens. Sans grande transaction, on a simplement ajouté de la profondeur au noyau existant pour combler l'absence de Lemieux en 1991. Le repêchage aura aussi grandement aidé dans l'immédiat avec l'ajout de Jagr.

Le portrait est simple: une saison dominante, une saison en fond de classement pour revenir en force et ainsi soulever la Coupe. Ce même portrait s'est également dessiné peu de temps après, cette fois chez les Rangers.

2e partie de la chronique:


Chronique vintage | Du fond de classement à la Coupe en un an (Partie 2)

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