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Publié par spectre73  -  22.Mars.2018 - 12:11
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Chronique vintage | Il y a cinq ans, Alex Kovalev prenait sa retraite de la LNH

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Photo par dan4th/flickr ©
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Alex Kovalev n'aura pas passé inaperçu lors de son passage avec le Tricolore.

Avant de se pointer dans la métropole québécoise, Kovalev a connu un excellent parcours professionnel dans une organisation des Rangers de New York qui aspirait à soulever une 4e coupe Stanley dans leur histoire. Lors de l'encan de 1991, les Rangers de New York venaient de conclure la saison avec 86 points au classement pour se qualifier en séries éliminatoires contre Capitals de Washington. Ils ont dû s'incliner en 6 rencontres, ce qui leur a donné la 15e sélection au total de ce repêchage renfermant beaucoup de talent, notamment Eric Lindros, Scott Niedermayer, Peter Forsberg et Martin Lapointe pour ne nommer que ceux-là.

Les Rangers ont donc jeté leur dévolu sur l'attaquant Russe qui s'alignait pour le Dynamo de Moscou à l'époque.

Apprendre à gagner à un très jeune âge

Kovalev s'est taillé une place dans l'équipe en 1992, mais malheureusement, l'édition 1992-93 des Rangers ne s'est pas qualifiée pour les séries éliminatoires. Toutefois, à 19 ans seulement, Kovalev a terminé la campagne avec une récolte de 38 points en 65 matchs, ce qui n'est pas mauvais du tout.

L'année suivante, des changements surviennent derrière le banc et on décide d'engager le réputé Mike Keenan à la barre de l'équipe. Kovalev prend du galon et parvient à inscrire 56 points en 76 matchs en saison régulière dans une équipe très talentueuse alignant des joueurs comme Sergei Zubov, Mark Messier, Brian Leetch et Adam Graves. Cette très bonne équipe est parvenue à soulever la coupe Stanley et Kovalev a été étincelant en séries éliminatoires, cumulant pas moins de 21 points en 23 rencontres. "Kovy" est demeuré dans la grosse pomme pendant 7 ans au total en cumulant des saisons d'environ 50 à 60 points, mais c'est surtout son talent de manieur de rondelle et sa vision de jeu incroyable qui le faisait ressortir du lot. Il avait toutefois cette lacune évidente dans son jeu du fait qu'il ne se présentait pas toujours à tous les matchs et ça avait le don de mettre en rogne ses entraîneurs et ses partisans.

Le 25 novembre 1998, le directeur général Neil Smith décide qu'il en a assez des matchs en dents de scie de Kovalev et il le transige aux Penguins de Pittsburgh en compagnie de Harry York et en retour, Smith reçoit Petr Nedved, Chris Tamer et Sean Pronger.

Jouer avec Mario Lemieux et Jaromir Jagr, ça aide!

Kovalev débarque donc en Pennsylvanie dans une équipe dominante offensivement, mais à l'époque, le grand Mario Lemieux venait d'accrocher ses patins 1997 après l'élimination en 5 matchs contre leurs rivaux de Philadelphie. Toutefois, Jaromir Jagr était à son apogée à ce moment-là, donc Alex Kovalev a pu bénéficier des brillantes passes du gros attaquant Tchèque pour connaître l'une des meilleures saisons de sa carrière avec 66 points en 82 matchs. L'année suivante, après 3 saisons d'inactivité, "Le Magnifique" décide d'effectuer un retour au jeu avec son équipe.

Kovalev ne peut demander mieux que de jouer avec Jagr et Lemieux dans la même formation et réalise la meilleure saison de sa carrière avec 95 points en 71 matchs. "L'artiste" enfile une autre saison de plus de 70 points l'année suivante, mais les Penguins sont de moins en moins dominants au fil du temps et avec raison puisque les joueurs qui ont fait leur renommée dans les années 1990 commencent à vieillir et Jagr venait également de quitter l'équipe pour se joindre aux Capitals de Washington.

C'est en 2003, précisément le 10 février que Kovalev repasse dans une transaction et il retourne à New York. La transaction l'envoi lui, Janne Laukkanen, Mike Wilson et Dan LaCouture à New York en retour de Joel Bouchard, Rico Fata, Richard Lintner, Mikael Samuelsson et des considérations futures.

Un deuxième passage à New York moins glorieux

Kovalev revient donc dans la ville qui l'a accueilli à l'âge 19 ans. Il termine la saison du bon pied avec 13 points en 24 rencontres. L'année suivante, il inscrit son pire rendement offensif depuis sa saison recrue avec une récolte de 42 points en 66 rencontres et à la date limite des transactions, Glen Sather s'entend avec Bob Gainey et envoi le Russe à Montréal en retour de Jozef Balej et un choix de 2e ronde de 2004 (Bruce Graham).

Durant cette année et demie, les Rangers ne se sont pas qualifiés en séries éliminatoires et Glen Sather avait bien averti Gainey que Kovalev pourrait être frustrant de par son effort inconstant durant une saison. Néanmoins, Gainey n'a pas hésité une seconde à donner l'ancien choix de 3e ronde du Tricolore pour en faire son acquisition.

Un regain de vie dans la métropole québécoise

Kovalev arrive à Montréal dans une équipe pilotée par Claude Julien et dont les meilleurs éléments offensifs étaient Mike Ribeiro, Michael Ryder et Saku Koivu. La fin de saison 2003-04 est très difficile pour l'ailier droit, car il cumule qu'un maigre but avec 2 passes en 12 matchs, mais se rattrape de belles façons en séries éliminatoires avec 10 points en 11 rencontres, parvenant à remonter un déficit de 0-3 contre les Bruins de Boston.

À l'été 2004, la LNH décrète un lock-out complet de la saison 2004-05, ce qui force les joueurs à devoir s'exiler un peu partout sur la planète pour collecter un salaire et "Kovy" retourne dans sa Russie natale, mais cette fois il s'aligne pour le AK-Bars de Kazan où évoluait Alexei Emelin. En août 2005, avec une nouvelle convention collective en poche, le Canadien s'entend les modalités d'un contrat de 4 ans d'une valeur de 4.5 millions annuellement et Kovalev arrive fin prêt pour la saison.

Il ne déçoit pas ses nouveaux partisans en inscrivant 65 points en 69 rencontres de saison régulière en plus d'ajouter 7 points en 6 matchs éliminatoires, mais ce ne sera pas suffisant pour venir à bout des champions de la coupe Stanley, les Hurricanes de la Caroline. L'année suivante est marquée de déception, tant pour l'équipe que pour Kovalev lui-même. Il se contentera de 47 points en 82 matchs et devra regarder les séries éliminatoires de chez lui, mais il revient de plus belle en 2007 et cette fois, il connaît la 2e meilleure saison de sa carrière. Jumelé à un Tomas Plekanec dans ses belles années et Andrei Kostitsyn avec une certaine constance, Kovalev enfile 35 buts et inscrit 84 points en 82 matchs pour propulser le Canadien en séries éliminatoires et même jusqu'en 2e ronde contre les Flyers de Philadelphie.

Tous les espoirs sont permis pour le Canadien de l'édition de 2008-09, car on acquiert Robert Lang et Alex Tanguay dans l'entre-saison et jumelé à un Carey Price de 21 ans qui a bien fait à son année recrue, les espoirs de coupe Stanley sont bel et bien présents. Malheureusement, cette saison sera parsemée d'embûche en passant par les blessures à Lang et Tanguay en plus d'avoir Carey Price très inconstant et le trio Kostitsyn - Plekanec - Kovalev n'a simplement pas fonctionné, malgré une production de 65 points pour le #27. L'élimination hâtive du Canadien en 4 rencontres par les Bruins de Claude Julien aura été les derniers instants d'Alex Kovalev dans l'uniforme tricolore.

Trop gourmand ou manque de respect?

À l'été, Bob Gainey a succombé à la pression des partisans et a décidé d'effectuer d'énormes changements. Koivu, Tanguay, Lang, Komisarek, Higgins et Bégin s'en allaient pour faire place à Cammalleri, Gionta, Gomez et Moen et malheureusement pour les partisans, on a décidé de laisser aller Alex Kovalev qui, malgré tout, a obtenu une offre de contrat de la part de Bob Gainey en juillet.

Ayant décidé de prendre le temps d'y réfléchir avant de donner sa réponse, il n'avait pas le temps de répondre que Gainey signait Mike Cammalleri et Brian Gionta pour 5 ans chacun à un salaire de 6 et 5 millions respectivement, retirant du même coup toute la liquidité que pouvait avoir le Canadien pour un retour éventuel de Kovalev. Ce dernier a donc dû accepter l'offre des Sénateurs d'Ottawa pour 2 ans.

Membre des Sénateurs, mais...

Kovy se joint donc à l'équipe ontarienne, mais avec un goût amer dans la bouche, car son coeur était demeuré à Montréal. Malheureusement pour le défunt Bryan Murray, les performances offensives de Kovalev reflétaient très bien le manque de vigueur dans son jeu, car il a terminé la 1re saison dans l'uniforme rouge avec 49 points, ce qui n'est pas mauvais pour un joueur de 36 ans, mais décevant pour un joueur touchant 5 millions annuellement.

La saison suivante, les Sénateurs se dirigent vers une autre exclusion des séries et cette fois Murray en a assez. Il envoie Kovalev à Pittsburgh en retour d'un choix conditionnel de 6e ronde si les Penguins parviennent à se rendre en 2e ronde et si Kovalev joue plus de 50% des matchs en 1re ronde, mais ayant été éliminés en 7 matchs en 1re ronde, les Penguins ont seulement versé un choix de 7e ronde finalement.

C'est donc un 2e passage à Pittsburgh pour "L'artiste" qui ne se déroule pas comme la dernière fois, même si l'alignement compte sur Sidney Crosby et Evgeni Malkin. Il faut dire qu'à 37 ans, on ne s'attendait à une production offensive hors du commun, mais ses 9 points en 23 matchs combinés en saison et séries n'auront convaincu personne à Pittsburgh.

De la Russie à la Floride...à la Suisse

Kovalev revient donc à Moscou et s'aligne pour l'Atlant en 2011-2012 durant laquelle il ne jouera que 22 matchs, mais c'est en 2013 que son nom refait surface dans la LNH, car l'homme de 39 ans décide de tenter un retour dans la LNH et offre ses services aux 30 formations de la ligue.

Une fois le lock-out terminé, Dale Tallon, alors dirigeant des Panthers de la Floride, décide d'engager Kovalev pour 1 an et un prorata de 1 million de dollars pour la saison écourtée de 48 matchs. Kovalev s'aligne donc avec Jonathan Huberdeau et sert un peu de mentor pour ce jeune joueur qui fait ses tout premiers pas dans cette ligue, mais on juge qu'on n'a plus besoin des services de Kovalev, car le Russe ne dispute que 14 matchs, récoltant 2 buts et 5 passes au passage avant que Tallon et lui ne s'entendent pour qu'il prenne sa retraite le 22 mars 2013. Ceci marquera la fin de la carrière de 19 saisons d'Alex Kovalev.

Un peu plus tard, il décide de rejoindre l'équipe de Visp en Suisse pour y terminer la saison.

Alex Kovalev, en chiffres

19 saisons
1316 matchs
430 buts
599 passes
1029 points
1 coupe Stanley

123 matchs éliminatoires
45 buts
55 passes
100 points

1 médaille d'or Olympique (1992)
1 médaille de bronze Olympique (2002)
1 médaille de Championnat du monde (2005)

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Kovalev avait le sens du spectacle.


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