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Publié par spectre73  -  8.Janvier.2017 - 11:33
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Chronique vintage | Guillaume Latendresse était promis à un bel avenir

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Photo par Saruwine ©
Samedi soir, le centre Marcel Dionne de Drummondville était rempli dans le but d'assister à la cérémonie du retrait du chandail de Guillaume Latendresse. Entre 2003 et 2006, Latendresse y a passé son stage junior et au total, il a récolté une fiche de 210 points en 169 matchs.

Malgré qu'il n'ait jamais pu soulever la coupe Memorial avec les Voltigeurs, Latendresse a tout de même 2 médailles au cou, soit la médaille d'argent au mondial des moins de 18 ans de 2005 et la médaille d'or du Championnat du monde junior de 2006.







Une coqueluche pour les partisans québécois

Sa bonne prestation dans la LHJMQ ainsi que son physique imposant lui rapporté une sélection en 2e ronde, 45e au total par le Canadien de Montréal en 2005. Son style s'apparentait à celui d'un "power forward" et en considérant que le Canadien n'a jamais vraiment eu de gros attaquant d'impact dans son alignement dans les dernières années, la sélection de Latendresse avait du sens pour Trevor Timmins et Bob Gainey.

Sa carrière professionnelle débute donc en 2006 alors que le nouvel entraîneur-chef, Guy Carbonneau décide de le garder à Montréal, et ce, à seulement 19 ans. Bien que les partisans du Canadien voyaient Latendresse un peu plus gros que nature, il n'a pas volé sa place au sein de la formation et il l'a prouvé avec une récolte de 16 buts et 13 passes alors qu'il jouait sur le 3e trio la plupart du temps. Les partisans de la flanelle sont en manque de joueur québécois auquel ils peuvent s'identifier et c'est pourquoi Latendresse a reçu l'appui de tous les partisans québécois dès son arrivée avec l'équipe.

Les 2 autres saisons ont été aussi bonnes pour lui, malgré une stagnation dans son rendement offensif, mais en 2009, il a subi sa première blessure sérieuse dans sa carrière professionnelle et il s'agit d'une blessure à l'épaule gauche qui l'a tenu à l'écart pour près d'un mois. Il ne s'est pas laissé abattre, car il a pu revenir au jeu à la mi-mars et a pu terminer la saison du bon pied. La saison 2009-2010 fut déterminante pour le gros attaquant de 6 pieds 2, car avec un nouvel entraîneur en Jacques Martin, Latendresse a commencé la saison avec une production très décevante pour le Canadien de Montréal. À ses 23 premiers matchs, le québécois affichait un piètre rendement de 2 buts et 1 passe, ce qui ne convenait clairement pas comparativement à ce qu'il a offert dans les années précédentes. Le 23 novembre 2009, Guillaume Latendresse a dû encaisser un dur coup de la part de l'équipe de son enfance, car il a appris qu'il venait d'être échangé au Wild du Minnesota en retour de Benoît Pouliot.

On lui demandait d'utiliser son physique, de patiner et d'utiliser son excellent tir, mais dans les dernières semaines avant cette transaction, il ne le faisait pas, mais le vent était sur le point de tourner dans sa carrière.

Transigé contre un 4e choix au total, c'est vénérable

Plusieurs joueurs sont en mesure de connaître de bons départs lorsqu'ils sont échangés, car ils veulent démontrer à leur nouvelle équipe qu'ils ont eu raison de les acquérir. Ça ne sera pas différent avec Latendresse, car dès son arrivée avec le Wild, Todd Richards n'a pas hésité à le placer dans des situations offensives favorables pour lui, notamment en jouant avec Martin Havlat et Mikko Koivu.

Latendresse a saisi la chance que lui a offert le Wild en récoltant un total de 25 buts et 12 passes en 55 matchs avec sa nouvelle équipe. Heureusement pour lui, il a pu aligner les buts dans sa dernière année de contrat et ça lui a été bénéfique, car le Wild a décidé de lui offrir un contrat de 2 ans d'une valeur de 5 millions au total et tout porte à croire que le Wild venait de se dénicher un ailier droit de qualité avec cette transaction.

Il entame donc la saison 2010-11 du bon pied avec 6 points à ses 8 premiers matchs, mais le 25 octobre 2011, il subit une autre blessure sérieuse et c'est une commotion cérébrale cette fois. Ce sera le début de la fin pour Latendresse, car à partir de ce moment, il a disputé un maigre total de 19 matchs sur une possibilité de 158 dans lequel il n'a pu faire mieux qu'une récolte de 9 points. Avec un bon contrat en poche et une bonne production l'année précédente, Latendresse n'aura pu rentabiliser son salaire et pire encore, les commotions l'ont obligé à rester chez lui, faisant en sorte qu'il ne pouvait pas jouer et prouver qu'il avait toujours sa place dans la LNH. Sans surprise, le Wild décide de ne pas renouveler son contrat au printemps 2012 et il devient libre comme l'air le 1er juillet.

De retour au Canada

Les rumeurs voulaient que le nouveau directeur général du Canadien, Marc Bergevin avait offert un contrat à l'attaquant québécois, mais c'est avec les Sénateurs qu'il aboutira et pour une seule saison. Encore une fois, Latendresse ne sera pas en mesure de justifier son contrat, car il ne pourra jouer que 27 des 82 matchs de la saison. Ses nombreuses commotions ont fini par lui jouer dans la tête, ce qui l'obligeait à jouer en périphérie et à changer son style de jeu et malheureusement pour lui, son entraîneur ne pouvait pas l'employer, car un Guillaume Latendresse qui ne fonce pas au filet et qui n'utilise pas son physique, ça devient un joueur dont l'utilité est questionnable.

Paul MacLean ne l'a utilisé que pour 3 des 10 matchs de séries de 2013 alors qu'il fut confiné dans les estrades pour le reste du temps. Cette saison était celle de la dernière chance pour le québécois, mais son corps n'a pas été en mesure de l'aider à la saisir et c'est pourquoi il a été libéré par le directeur général Bryan Murray à la fin de la saison.

D'une décision inexplicable à l'exil

N'ayant toujours pas de contrat en poche à l'automne 2013, il décide d'accepter un essai professionnel avec les Coyotes de l'Arizona. Il se présente au camp d'entraînement plus déterminé que jamais et il le prouve en récoltant 4 points en 2 matchs préparatoires pour la troupe de Dave Tippett. C'est alors qu'une autre tuile tombe sur la tête du québécois de 26 ans, car les Coyotes décident de le libérer, et ce, avec encore 1 match préparatoire à disputer. Se demandant toujours pourquoi Don Maloney a décidé de renvoyer à la maison, son agent Pat Brisson parvient à lui dégoter un contrat, mais dans la ligue nationale suisse avec les Lions de Zurich, dont l'entraîneur était Marc Crawford. Latendresse accepte donc de s'exiler en sol européen pour l'instant de seulement 12 matchs durant lequel il pourra cumuler 6 points.

Pourquoi 12 matchs? Latendresse subit une autre commotion cérébrale contre le Genève-Servette HC, mais l'organisation des Lions s'était assurée d'inclure une clause indiquant que s'il subissait une autre blessure, qu'elle pourrait mettre un terme à son contrat. Ce fut malheureusement le cas pour le québécois et ce fut également ses derniers coups de patin dans le hockey professionnel.

Passionné de hockey, même sans pouvoir jouer

Guillaume Latendresse
ne se laisse pas abattre par les embûches qu'il a connu tout au long de sa carrière. Il comprend qu'il n'est plus en mesure de jouer au hockey professionnel, mais il demeure dans cette industrie notamment en acceptant de collaborer au réseau RDS à Hockey 360 et à l'antichambre. De plus, il décide de tenter sa chance en tant qu'entraîneur alors qu'il devient le pilote de la formation des Riverains du Collège Charles-Lemoyne dans la ligue Midget AAA.

Il roule donc sa bosse comme entraîneur et en 2015, il fut même cité dans les rumeurs comme remplaçant potentiel à Martin Raymond à la barre des Voltigeurs de Drummondville, mais il a décidé de se retirer du processus de sélection. Ce n'est peut-être que partie remise pour lui, car s'il aime être entraîneur, il risque de recevoir une offre de la LHJMQ tôt ou tard.

Promit à un bel avenir, mais le destin en décide autrement

Avant de devenir analyste pour RDS, Latendresse a accepté d'aller discuter du fléau des commotions cérébrales à l'antichambre en 2012 et il en a profité pour parler de comment il s'est senti mentalement lors de ses nombreuses réhabilitations. Malheureusement pour l'attaquant québécois, il avait le coffre d'outil bien rempli pour connaître une carrière prolifique dans la LNH, mais son destin en a décidé autrement.



Le hockey est de plus en plus rapide et spectaculaire pour le plaisir des partisans, mais il ne faut surtout pas oublier que les joueurs ne sont pas des robots et une simple mise en échec peut parfois briser une carrière.


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